November 15, 2010

Une vache sacréement envahissante


Vache-démon, aperçue de bon matin dans les faubourgs de Varanasi

Bodhgaya, Bihar. Il est environ midi en cette chaude, très chaude, journée d’octobre. Une femme, visiblement mendiante, est accroupie dans la poussière. C’est l’heure du déjeuner. Les cheveux ébouriffés et le sari râpé par le temps, la femme s’apprête à partager à même le trottoir un daal et des chapatis avec ses deux enfants, âgés d’environ 3 et 5 ans.

C’est à ce moment là qu’un invité surprise décide de pointer le bout de son museau. Une vache blanche, toute squelettique, avance nonchalamment sa carcasse en direction du repas fumant. Visiblement, elle a faim.

La vache s’arrête devant la mère et ses enfants. Elle s’immobilise, semble hésiter. Puis, tout d’un coup, la vache abaisse sa tête et pioche d’un geste vif dans l’assiette. En une bouchée, au moins trois chapatis sont ingurgités par la bête.

La femme, prise de surprise, pousse un cri strident et bondit en arrière. La bête, elle, n’en a que faire des protestations de la femme : elle continue son festin. Elle a l’air d’apprécier les chapatis. La femme crie, gesticule. « Hat ! Hat ! » (dégage ! dégage !) hurle-t-elle sans succès. La vache, stoïque, se régale. Difficile de l’en empêcher : en plus d’avoir un physique imposant, l’animal a un caractère sacré pour les Hindous, ce qui rend difficile l’emploi de la violence à son égard.

Les enfants, autant apeurés par les cris de leur mère que par la présence inopportune de la vache gourmande, pleurent à chaudes larmes. La scène est dramatique.

De toute façon, maintenant, il n’y a plus rien à faire. La vache a engloutit tout le déjeuner. Le désespoir dans les yeux de la femme est saisissant. En Inde, il vaut mieux parfois être né vache qu’être né dans la pauvreté.

L'amour en file indienne


Marine Drive, Bombay


En Inde, conservatisme et pudeur obligent, exprimer son amour en public n’est pas toujours chose aisée. Alors, quand les amoureux parviennent à dénicher un endroit où les regards accusateurs ne se feront pas trop nombreux, c’est par grappes qu’ils se massent pour roucouler avec leur partenaire. Cela donne un effet assez comique de brochettes de couples. L’amour en file « indienne » oserait-on presque dire.

A Bombay, à la sortie du See Link –cet immense pont qui survole la mer- c’est une véritable cohue amoureuse qui a lieu à la tombée de la nuit. Ici, le long de la route, des dizaines et des dizaines de couples viennent s’affairer les soirs de week-end. Laissant de côté leur moto, les amoureux s’assoient sur la rambarde de sécurité longeant la route. Portés par l’embrun marin et l’atmosphère particulière de la nuit, les amants s’embrassent alors passionnément. Séparés d’un petit mètre les uns des autres, les couples ne semblent aucunement être gênés par le manque d’intimité. Cette impressionnante lignée d’amoureux s’étale sur quasiment un demi-kilomètre.

Bon, c’est vrai que s’échanger des baisers avec pour bruit de fond le balais incessant des voitures et pour voisins immédiats d’autres amoureux qui s’embrassent de façon plus vigoureuse les uns que les autres, ce n’est pas exactement idéal en termes de romantisme. Mais, si ça leur procure le sentiment d’être libre, après tout, pourquoi pas ?

November 08, 2010

X


Avec le temps, le porno indien a connu quelques changements notables...


Temple du Soleil, Konark, Orissa

 Khajuraho (Madhya Pradesh)


Affiche dans la ville "sainte" de Varanasi