February 18, 2011

Bicyclettes - Un pays qui (ne) tourne (pas) rond.

Hero Cycle. C'est le nom de la marque de vélo la plus emblématique d'Inde. Peut-être une façon de dire que pédaler dans les rues apocalyptiques du sous-continent revient à accéder au statut de héros. Ou de kamikaze.

Mais rien ne remplacera le charme des désuets vélos indiens, avec leur gentille et presque poétique sonnette (en comparaison des monstrueux et vulgaires klaxons), leur unique vitesse, leurs énormes ressorts sous la selle en guise d'amortisseur  et leur grosse béquille en fer. C'est peut-être dangereux de faire du vélo en Inde, mais au moins on a la classe.

 
Bundi, Rajasthan

 Konark, Orissa

 Puri, Orissa

Gwalior, Madhya Pradesh

February 17, 2011

Diversité


Un jeune népalais redonnant des couleurs à un temple bouddhiste tibétain situé dans la ville indienne de Bodhgaya.

C'est ce qu'on appelle un mélange des cultures.

February 10, 2011

Spectacle improvisé

Dans un camps d'immigrés, près de la gare Nizzamuddin. Ce ne sont pas des étrangers; ce sont simplement des Indiens de province venus tenter leur chance à Delhi. En France, on a peu l'habitude de décrire des Alsaciens ou des Bretons installés à Paris comme des immigrés, mais l'Inde est tellement vaste et les situations des différents États tellement variées que le terme "immigration" est tout à fait pertinent.

Ici, il s'agit d'immigrés atypiques, car ils ne viennent pas d'Etats pauvres tels le Bihar, l'Uttar Pradesh ou le Jharkand. Non, ceux-là sont originaires de provinces censées être riches, en l'occurence le Gujarat et le Maharasthra. Ils sont partis pour fuir les mauvaises récoltes, parce que leur maison a été détruit par un tremblement de terre ou parce qu'ils pensent tout simplement qu'il est plus facile de vivre dans la capitale.

Ils ne vivent pas dans le luxe. Pour rejoindre le reste de la ville ils doivent traverser, au risque de leur vie, une double-voie où les automobilistes roulent comme des dingues. Sans passage clouté, évidemment. Ils ont pour guise de toit une simple tente en bâche.

Mais ils ne vivent pas dans la misère pour autant. Les adultes ont presque tous un portable et la télé est dressée comme un trophée au centre de la tente. Il y a même un lecteur DVD. Avec les films qui vont avec, cela va sans dire. De quoi inspirer les petits du camps. Des petits qui ont la pêche et qui ne manquent pas une occasion pour imiter les SRK, Salmaan, Aamir Khan ou autres hyperstars bollywoodiennes. .

 
 
 


Et je ne suis pas le seul à avoir apprécié je crois!

February 08, 2011

Sur le chemin de l'école


Tresses agrémentées d'un petit ruban. Language au débit ahurissant. Panier-repas garni de sambar et d'idlis. Prendre son temps en rigolant avec les filles.

Welcome to the South.

Mysore, Karnataka. En arrière-plan, affiches de cinéma kanada, telugu et tamil. Bien que les acteurs soient  inconnus dans le reste du monde, ils sont adulés comme des Dieux auprès des locaux (ce n'est pas une figure stylistique de ma part que de dire cela: il y a vraiment des temples qui leur sont dédiés).

February 03, 2011

Pouliss

"Pouliss", car en hindi c'est comme ça que se prononce le mot "police".

Deux policiers aux aguets à Bombay, devant le Taj Hotel. Ce dernier avait été l'objet d'une violente attaque terroriste en 2005 (revendiqué par un groupe islamiste relié au Pakistan)

Pendant les festivals religieux réunissant des millions de personnes (ici, le Ganesh Festival à Pune, dans le Maharshtra), le rôle de la police est aussi de contrôler les mouvements de foule. Un mauvais maintient de l'ordre et c'est parfois des centaines de fidèles qui meurent piétinés.


Policiers à Calcutta. Vous remarquerez leur splendide casque, sorte de fusion entre les couvre-chefs coloniaux et les casques de chantier. Et même s'ils sont toujours prêt à porter main forte à un bus ayant du mal à démarrer, ils n'ont pas l'air de blaguer.