February 10, 2011

Spectacle improvisé

Dans un camps d'immigrés, près de la gare Nizzamuddin. Ce ne sont pas des étrangers; ce sont simplement des Indiens de province venus tenter leur chance à Delhi. En France, on a peu l'habitude de décrire des Alsaciens ou des Bretons installés à Paris comme des immigrés, mais l'Inde est tellement vaste et les situations des différents États tellement variées que le terme "immigration" est tout à fait pertinent.

Ici, il s'agit d'immigrés atypiques, car ils ne viennent pas d'Etats pauvres tels le Bihar, l'Uttar Pradesh ou le Jharkand. Non, ceux-là sont originaires de provinces censées être riches, en l'occurence le Gujarat et le Maharasthra. Ils sont partis pour fuir les mauvaises récoltes, parce que leur maison a été détruit par un tremblement de terre ou parce qu'ils pensent tout simplement qu'il est plus facile de vivre dans la capitale.

Ils ne vivent pas dans le luxe. Pour rejoindre le reste de la ville ils doivent traverser, au risque de leur vie, une double-voie où les automobilistes roulent comme des dingues. Sans passage clouté, évidemment. Ils ont pour guise de toit une simple tente en bâche.

Mais ils ne vivent pas dans la misère pour autant. Les adultes ont presque tous un portable et la télé est dressée comme un trophée au centre de la tente. Il y a même un lecteur DVD. Avec les films qui vont avec, cela va sans dire. De quoi inspirer les petits du camps. Des petits qui ont la pêche et qui ne manquent pas une occasion pour imiter les SRK, Salmaan, Aamir Khan ou autres hyperstars bollywoodiennes. .

 
 
 


Et je ne suis pas le seul à avoir apprécié je crois!